Avec la disparition de Roger Diamantis, le 15 juin dernier, à l’âge de soixante-quinze ans, c’est un vaste pan de la cinéphilie qui perd l’un de ses plus respectés " artisans-découvreurs ".
Choix de qualité, prise de risques, recherche de talents, fidélité aux auteurs auprès desquels il s’engageait comme au public habitué de ses salles de cinéma parisiennes, le Saint-André-des-Arts et le Gît-le-Cœur, tel est le souvenir que laissera Roger Diamantis, en homme passionné de cinéma qu’il n’aura cessé d’être.
Le directeur de la photographie américain William A. Fraker, ASC, BSC, est mort lundi 31 mai 2010 à Los Angeles des suites d’un cancer. Il était âgé de quatre-vingt-six ans.
La carrière de William Fraker – Bill pour les intimes – (une cinquantaine de films de cinéma à son actif), a commencé au début des années 1960.
Cahiers du Cinéma, juin 2010
William Lubtchansky vient de mourir à 73 ans. Il a été l’accompagnateur au long cours des films fleuves de Claude Lanzmann, de Jacques Rivette, de Jacques Doillon, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, il a suivi Godard dans son îlot grenoblois des années 1970, il s’est embarqué dans les pirogues légères d’Otar Iosseliani et de Philippe Garrel, bref il a été toute sa vie l’opérateur totémique des cinéastes qui cherchaient d’autres terres à découvrir.
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Willy je m’adresse à toi, tant le sentiment est violent d’une conversation interrompue.
Depuis plusieurs mois, années même, il nous était venu à l’esprit, Bob Alazraki, Jean-Pierre Beauviala et moi de nous entretenir avec toi, bien sûr autour de ton impressionnante carrière, à propos de films précis que tu as magnifiés par ta vision, mais aussi au sujet de ta vie dont chacun ici connaît des parcelles plus ou moins étendues, car derrière ton extraordinaire aisance humaine, faite de générosité, d’instinct, de timidité aussi, tu étais un homme secret, mystérieux, qui cachait ses effrois, on allait avec toi de découverte en découverte, on voyageait, comme tes ancêtres sans doute.
C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris dernièrement la disparition de William Lubtchansky. L’équipe Kodak se joint à moi pour saluer la mémoire de Willy dont le nom est inscrit à jamais dans l’histoire du cinéma, lui qui a tant œuvré pour faire rayonner un métier de directeur de la photographie dont il a porté très haut les valeurs.
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C’est avec une tristesse immense que nous apprenons la disparition de William Lubtchansky.
Il a été un grand directeur de la photographie, compagnon de route fidèle de Jacques Rivette, Claude Lanzmann, Otar Iosseliani, Jean-Marie Straub et Danielle Huillet. Il aura croisé, entre autres, le chemin de Jean-Luc Godard, François Truffaut et Philippe Garrel.
Pour nous, membres de l’AFC, au delà du maitre, il y a l’homme généreux, émouvant, drôle, étonnamment humain.
Il a été à l’origine de notre association, ses avis nous étaient précieux.
Nous pensons à Nicole son épouse, à Natacha et Irina, qui est l’une des nôtres, et à ses petits enfants.
Déjà il nous manque.
Les directeurs de la photographie de l’AFC
Afin d’accompagner William, aux côtés de sa famille et de ses amis, une cérémonie d’adieu a eu lieu mardi 11 mai 2010 au crematorium de Père-Lachaise.
Mai reste le mois du cinéma mondial, festival de Cannes oblige. Depuis 60 ans, ses directeurs et délégués gèrent habilement les rapports de force entre l’industrie et la création et permettent aux films d’arriver libres et égaux sur les écrans du festival.
Chaque année de nouvelles cinématographies apparaîssent, venant de pays dont l’industrie n’existe pas encore mais dont on voit qu’ils ont besoin d’un imaginaire cinématographique, comme le miroir nécessaire à leur évolution.
Février a été un mois chargé pour l’AFC. Un Micro Salon particulièrement riche en présentations et contenus qui a reçu un nombre accru de visiteurs, dont une cinquantaine de membres de l’AFC, ainsi que la visite de nos hôtes, Raoul Peck, Marc Nicolas, Marc Urtado, et celle de nos tutelles CNC et Ministère de la Culture représentées par Guillaume Blanchot et François Hurard.
Les 45 de nos associés qui ont répondu présents savent que la réussite de ce moment de cinéma leur appartient. (Voir dans la rubrique Evènements AFC leurs témoignages)
Nous avons appris avec une profonde tristesse le décès de Bernard Jubard, le 2 février dernier.
Comment honorer la mémoire de Bernard Jubard sans souligner avant toute chose que ce passionné de cinéma était, dès qu’il en avait le loisir, un grand cinéphile devant l’éternel ?
Bernard Jubard nous a quittés début février, après une longue maladie qui ne fait pas souvent de cadeaux, à lui qui savait tant en faire aux autres. Pour ceux qui ne l’ont pas connu, c’était le Monsieur Kodak avant Monique Koudrine.
Engagé dans la défense de notre métier, c’était de surcroît une véritable encyclopédie du cinéma, il voyait tous les films, longs ou courts et avait le courage de dire ce qu’il en pensait à ceux qui les avaient faits.
Alors qu’Avatar semble faire la preuve que l’argent et la qualité appellent le succès, des budgets de l’ordre de 700 000 euros font leur apparition sur le marché.
Alors que la présentation de Philippe Ros et de l’équipe d’Océans a bluffé tous les participants à la Journée CST du 14 Janvier à l’Espace Cardin, on annonce la fin de la carte professionnelle.
Une réunion de la CST Image du 20 janvier est consacrée à l’appareil photo Canon 7D.
L’AFC a 20 ans.
Le Micro Salon a 10 ans.
C’est avec enthousiasme et détermination que nous offrons à nos associés, à nos membres, aux étudiants et aux enseignants de cinéma, à nos collaborateurs les plus proches, assistants, électriciens, machinistes ainsi qu’aux producteurs, directeurs de production, cinéastes curieux de technique, un espace d’expérimentation, de rencontre, de convivialité professionnelle, libre et dégagé des enjeux de marketing dont nos outils sont trop souvent " objets ".
C’est notre vocation associative, c’est aussi notre volonté, de rester maîtres de nos pratiques, non pas dans le sens d’un rapport de force, mais dans le sens d’une maîtrise artistique, technique intellectuelle et morale dont les films ont besoin.
Bienvenue à tous, que gestes, regards, paroles soient libres, inventifs et joyeux.
Caroline Champetier
Durant ces derniers mois, nous – membres du bureau et initiateurs des " dialogues actifs " – avons été saisis par la justesse et la profondeur des contributions à ces " dialogues actifs " entre les membres de l’AFC. Nous choisissons, en ce début 2010, de laisser place à l’un d’entre eux, dont la distance, tant dans l’expérience que dans la situation géographique, permet de comprendre que nos préoccupations doivent nous permettre d’échanger sans relâche, pour construire un avenir à notre métier.
Voici un extrait de la contribution de Philippe Rousselot, AFC, ASC à ces " dialogues actifs ".
Décidément, les associations ont le vent en poupe en ces temps incertains ! D’une part les Français comptent sur elles pour surmonter la crise, d’autre part l’Etat compte sur elles pour animer la vie sociale. Prises entre deux feux...
Tant et si bien que, pour la première fois, une conférence nationale de la vie associative s’est tenue à Paris le 17 décembre dernier.
Jacques Baratier est parti très discrètement, un peu comme s’il se cachait pour nous faire une farce, ou comme s’il s’inquiétait du désordre produit. Il était là, mais il l’est encore, pour marquer sa différence par son humour, son impatience, son plaisir d’aimer et d’être aimé sans allégeance ni dépendance, convaincu qu’il pourrait, qu’il pouvait, éclairer son temps encore et toujours de cette élégance, légèreté, insouciance irrévérencieuse, extravagance mal assorties au milieu conventionnel du cinéma français.
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Le cinéaste Jacques Baratier est mort à Antony le 27 novembre d’un arrêt cardiaque à l’âge de 91ans. Né en 1918 à Montpellier, Jacques Baratier découvre le cinéma en 1947 alors que, au cours d’un séjour en Afrique, il se fait embaucher comme assistant sur un tournage rencontré par hasard.
La suite de l'articleD’ici à la fin de l’année, notre outil de travail aura subi de graves et profondes transformations.
Un laboratoire disparaîtra, plusieurs loueurs se regrouperont, la pellicule argentique ne sera plus le support d’origine majoritaire des films.
J’étais présent à la journée de la CST ce 20 novembre afin de tout apprendre sur le tournage " Low cost ". Etant fabricant, ceci me concernait indirectement. Je m’attendais donc à y retrouver un grand nombre de personnalités du monde de la prestation de service qui est davantage au premier plan d’un tel débat.
Première surprise : pas de représentant de la FICAM.
Deuxième surprise : pas de loueurs " lumière ".
Troisième surprise : l’exposé brillant de Michel Gomez, délégué de la mission cinéma à la mairie de Paris.
A elle seule, la soirée d’ouverture du Festival international de Tokyo où j’étais membre du jury aux cotés d’Alejandro Inarritu (président) de Mieko Harrada, Jerzy Skolimowski, Yoo Ji Tae et Masamichi Matsumoto, pourrait être le sujet d’une réflexion approfondie sur la représentation du monde dans l’art cinématographique aujourd’hui.
La suite de l'articleA la fin de la projection des Tontons flingueurs organisée par L’AFC et Gaumont avec le soutien de Kodak pour le serveur 2K, quelqu’un a posé innocemment la question à Maurice Fellous, directeur de la photographie du film :
« - Monsieur Fellous, comment trouvez-vous l’image ?
- Les blancs sont trop blancs ! », a-t-il répondu, et tous de se rendre compte qu’il découvrait ce nouvel état du film. Et sa réduction de dynamique.
Lors de la soirée de présentation par Fujifilm de sa nouvelle pellicule Eterna Vivid 500 qui s’est déroulée le jeudi 24 septembre 2009 et à laquelle l’AFC participait avec des essais tournés par quelques-uns de nos membres, Caroline Champetier a exprimé en quelques mots l’esprit dans lequel nous répondons présent à un tel évènement.
Nous les publions ici pour mémoire.
Chaque situation est particulière, il y a ceux qui ont tourné tout l’été et ne seront pas dépourvus quand la bise sera venue, ceux auxquels l’été n’a pas souri et qui ont peut-être de jeunes enfants auxquels ils feront faire leurs premiers pas vers l’école, ceux qui ont sagement soufflé quelques semaines et repartent en tournage quand la lumière naturelle est encore belle.
Collectivement, pour une association comme la notre, la rentrée c’est poursuivre et recommencer les réflexions et les manifestations qui nous occupent et préoccupent en dépassant dans la mesure du possible nos situations individuelles.
Où l’on sera amené, du coq à l’âne, et sans fil ni aiguille, à parler de nouveau du problème que pose l’installation d’écrans métallisés due au " retour " en salles du cinéma en relief (3D) et de son " développement " annoncé.
Avant d’aborder ce sujet, signalons que l’on trouve en ce moment sur Internet, à ce qu’il paraît, des offres d’emploi dans lesquelles de petits plaisantins s’amusent à proposer aux hommes politiques n’étant plus en odeur de sainteté leur service comme, par exemple, " Tourneur de page "... On imagine sans peine une variante du genre " Finisseur d’époque " !
A propos, c’est bien de la fin d’une époque qu’il s’agit avec la récente annonce par Eastman Kodak de l’arrêt définitif de la fabrication et de la commercialisation de son " film-culte ", l’ô combien mythique Kodachrome !
La Cinémathèque française organise une séance spéciale, le samedi 27 juin 2009 à 14h30, Salle Henri Langlois, autour d’une projection de L’Etat des choses de Wim Wenders.
Et, après la projection, une rencontre avec Agnès Godard, Willy Kurant, Jean-Louis Leconte et, sous réserve, Wim Wenders.
For precious friends hid in death’s dateless nights. Shakespeare
(Pour des amis chers disparus dans les nuits éternelles de la mort.)
Christian m’a beaucoup aidée.
Homme remarquable, il était très généreux de son savoir acquis sur le terrain.
Je continuerai à enseigner ce qu’il m’a transmis.
Roger Planchon est mort ce mois-ci. J’ai eu la chance et le plaisir de faire ses deux derniers films, Louis enfant-Roi et Lautrec.
Il était le grand homme de théâtre que l’on sait, mais surtout un ogre malicieux affamé de travail et de cinéma, un despote éclairé et chaleureux, un formidable scénographe à l’œil incroyablement sûr.
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Graphisme
Sanpan pour Oniris Productions