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Remue-méninges

Dernier ajout – dimanche 1er octobre 2006.

"L’Animalité" - A propos de "Flandres", un film de Bruno Dumont

par Jean-René Duveau

Que notre ami Charlie Van Damme se rassure, et nous aussi avec lui, la rubrique remue-méninges n’a pas sombré entièrement dans le domaine de l’oubli, nous l’avons de nouveau rencontrée. Ou, plus exactement, Caroline Champetier nous permet qu’elle réapparaisse dans ces pages, nous ayant fait parvenir le texte que vous lirez en annexe. Jean-René Duveau, son auteur, y évoque pour nous les réflexions que lui inspire le cinéma de Bruno Dumont, après avoir vu son film Flandres. Il y expose sa représentation personnelle du " réel " au cinéma et revient sur la photographie d’Yves Cape.

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Remue-méninges

rubrique animée par Charlie Van Damme

La rubrique remue-méninges commence à prendre consistance et à voler de ses propres ailes.
Trois textes viennent ce mois-ci l’enrichir. L’un d’entre eux mérite un mea culpa.
Le mois dernier, Charlie Van Damme avait pris la peine de rédiger une NDLR pour nous permettre, en rappelant quelques informations basiques, de mieux digérer le Repas de tournage de Diane Baratier et de comprendre l’origine des gargouillis émis par certains projecteurs. Cette note devait prendre place dans ladite rubrique, mais cela n’a pas été fait, par omission. Aucune excuse, si ce n’est une légère surchauffe neuronale due à la préparation du Micro Salon...

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Au premier siècle

par Francine Lévy

Au premier siècle, Pline l’ancien, prenant sa plume pour écrire ce qui sera la première histoire de l’Art de notre ère, notait avec quelque amertume que les images n’étaient plus ce qu’elles avaient été, et que celles qu’on voyait maintenant étaient beaucoup moins " ressemblantes ". Quelles étaient ces images si ressemblantes qu’il semblait regretter ?

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Mais pourquoi ça fait du bruit ?

par Charlie Van Damme

Commençons par ce qu’il y a de pire : les gradateurs ou jeux d’orgue.
Un filament tungstène et bobiné sur lui-même, un peu comme un ressort. Une sorte de self donc (mais sans entrefer, heureusement) qui par définition s’oppose au variations de tension . Alimenté en courant alternatif à la tension nominale, c’est miracle qu’on n’entende rien.

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Le Micro et Le Joker

par Marc Galerne, K5600

Forcément, je ne pouvais rester sans réaction à l’article de Diane Baratier rapportant les propos informels de l’ingénieur du son Jean Umansky.
D’abord, il y a la réaction épidermique qui ne se contrôle pas : on attaque les fabricants de projecteurs (dont nous, K5600) et on cite un Joker 400 (donc nous, K5600). Je frôle la parano, je rentre chez moi le soir et je me dis que, finalement, un bon verre de vin vaut bien mieux que toute cette polémique.

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Repas de tournage

par Diane Baratier

En ce moment, je suis sur le film de Charles Belmont.
Aujourd’hui, à midi, le sujet lancé à table tourne autour des nuisances sonores dues aux nouvelles gammes de projecteurs.
La conversation est entre Jean Umansky, ingé son, Cafer Ilhan, chef électro et David Grinberg, assistant caméra. Avec délectation, j’écoute pour mieux comprendre : depuis quelques films, je me demande pourquoi les micros ne sont jamais satisfaits des limites du cadre. Alors qu’ils sont de plus en plus performants !

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Passagère du silence

de Fabienne Verdier

C’est un livre autobiographique. Fabienne Verdier part pour la Chine dans les années 1980 étudier la peinture traditionnelle chinoise. Elle se retrouve dans une université du Sichuan, province à l’Ouest de la Chine. Mise à l’écart dès le début, elle parvient à rencontrer un des derniers calligraphes, survivant de la Révolution Culturelle, Maître Huang. Les lignes qui suivent m’ont semblé s’adresser à l’image d’un film.

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L’Ethique du masque

par Charlie Van Damme

Il y a un an, j’étais convié à participer à un colloque universitaire à Jussieu autour du thème " Masques et Lumière ". Je leur ai proposé ce texte, l’idée étant de ramener les considérations de l’aimable assemblée à des choses un peu plus concrètes, premières. Etant donné le contexte de départ, soyez indulgents pour la forme un peu trop didactique à mon goût.
N’hésitez pas à prendre la balle au bond et de vous emparer de vos stylos, ce serait dommage que " Remue-méninges " devienne " La Rubrique à Charlie " !

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Développer la rubrique " remue-méninges "

par Charlie Van Damme

Voilà le projet que nous avons concocté, Jean-Jacques Bouhon, Jean-Noël Ferragut et moi : faire vraiment vivre cette rubrique, à la fois sur papier et sur le site de l’AFC. A l’origine, il y avait ce pamphlet, Envisager le cinéma autrement, par lequel je prétendais lancer un mouvement de réflexion qui devait dépasser les considérations sectorielles, strictement structurelles ou techniques, universitaires ou critiques.

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Le numérique, fils du vent

par Wladimir Mercouroff et Dominique Pignon

Wladimir Mercouroff est professeur, secrétaire de la fondation de l’Ecole normale supérieure, et Dominique Pignon directeur de recherche au CNRS, laboratoire de physique théorique de l’Ecole normale supérieure.

Le cycle d’innovation de la technologie numérique n’est pas achevé. Les performances actuelles des technologies seront multipliées par 10 ou 100 dans les années qui viennent, à prix constant ou décroissant.

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Lettre ouverte

de Jimmy Glasberg

Bonjour,

Bien reçu le texte intitulé " Remue-méninges " supplément éditorial à la Lettre du mois dernier.

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Emmanuelle Demoris

par Charlie Van Damme

Emmanuelle Demoris, qui m’a fait parvenir le texte joint ci-dessous, est scénariste et cinéaste documentaire.

Elle a longtemps bourlingué autour du bassin méditerranéen et en particulier en Egypte où elle a réalisé un documentaire qu’elle est en train de monter.

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A propos des petites caméras et du reste

par Emmanuelle Demoris

A force de miniaturiser les composants, on en est venu à ces minuscules caméras vidéo que l’on tient à la main. Occasion pour l’indépendant de renforcer son autarcie, pour l’industrie de baisser ses coûts de production. Tout le monde est content. C’est une expérience singulière que l’usage de ces machines. Après plusieurs voyages de tournage dans un champ plutôt documentaire, ça fait gamberger. Point de départ.

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Libérons les écrans !

par l’ACID, association de cinéastes (manifeste envoyé par Charlie Van Damme)

la rubrique à Charlie(manifeste envoyé par Charlie Van Damme) Aujourd’hui, en France, il y a 5 280 écrans, quand en 1993 il y en avait 4 272 : soit 1 008 écrans de plus en 10 ans. Cela devrait être une bonne nouvelle pour le cinéma. Et bien non ! Ne soyons pas dupes : ces écrans n’ont pas pour vocation d’offrir plus de diversité ! L’espace et la durée d’exposition des films indépendants sont aujourd’hui de plus en plus réduits, et menacés. Pourtant, ces mêmes films, s’ils sont maintenus dans la durée avec un nombre suffisant d’écrans, trouvent un public et une cohérence économique. L’extrême marginalisation d’un pan entier du cinéma met en danger l’ensemble de la production de films : c’est la création qui est ainsi attaquée, c’est-à-dire le fondement même du système qui permet au cinéma français d’exister.

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Conséquences économiques de la piraterie sur la circulation des films européens et méditerranéens

par Dora Bouchacha (productrice tunisienne, Productions Ciné Nomades)

Les nouveaux supports de diffusion de films dans les pays développés sont le DVD et depuis peu l’Internet à haut débit. Dans les pays méditerranéens où la population dispose de moins de moyens financiers et n’a pas facilement accès à l’Internet, les supports sont plutôt les cassettes vidéo et la télévision numérique qui permet d’accéder aux bouquets satellitaires grâce à des cartes piratées au coût très bas. Les risques liés au piratage des films ne sont donc pas les mêmes suivant la zone géographique à laquelle on appartient. Le danger économique réel du piratage concerne surtout les " blockbusters " les films à gros budgets qui attirent les foules dans tous les pays et qui sont diffusés dans les vidéos clubs de certains pays avant même leur sortie en salles.

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Une nouvelle rubrique, pourquoi ?

J’ai toujours pensé que l’AFC se devait d’être un carrefour d’opinions, un lieu de débat ouvert à tous ses membres et pas seulement un regroupement de techniciens de l’image, dont la seule préoccupation serait centrée sur la défense de la profession de directeur de la photographie. Nous avons déjà, à plusieurs reprises, consacré quelques pages de la lettre à des billets d’humeur, bien sûr, mais aussi à des textes de réflexion. Il me semble que le moment est venu pour notre association de faire montre de plus d’audace et de s’ouvrir à des projets plus ambitieux, à condition, bien sûr, que nos membres s’y associent. Cela veut dire, tout d’abord, qu’ils agréent ces projets, mais particulièrement qu’ils y participent activement.

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Si vous estimez que cette initiative mérite d’être soutenue,

faites-le savoir à

Charlie Van Damme : charlievandamme@noos.fr 46, rue Folie-Méricourt tél. 01 49 23 64 86 ou : cineautrement@aol.com

Sophie Salbot : athenaises@aol.com 2 quater, place Général-de-Gaulle 93100 Montreuil



 

Notes

[1] Limite, là, du tournage autarcique : le micro doit être souvent plus proche que la caméra ; la distance du son n’est donc pas celle de l’image. A aplatir ces distances, on en arrive à cette grammaire un peu triste qui fait alterner des gens parlant en plans serrés et des plans larges où les corps se déplacent sur fond de sons d’ambiance.

[2] J’insiste sur vériste, car ce type de procédé n’a rien à voir avec quoi que ce soit qui ait pu être qualifié de réaliste dans le cinéma.

[3] Face Value, je me demande ce qu’il resterait de ce film s’il avait été tourné en DV. La vidéo nettoie et aseptise, tue les contrastes. Face Value montre les aspérités d’un monde ni aseptisé ni ordonnancé. En projection, on voit bien, avec les contrejours, les usures sans joliesse des peaux ou les espaces larges inscrivant les corps dans le désordre du monde. Doute. La Chambre de Wanda est filmé en DV numérique et ça n’aseptise pas. Donc possible. La question du support est essentielle mais c’est comme le reste, il n’y a pas de règles, pas de généralités formelles. Plutôt remontant.


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