Françoise Denoyelle, Professeur des Universités, enseignante à l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière, présente ainsi l’exposition.
« Les démarches sont singulières, originales et toujours empreintes d’un engagement personnel qui est celui d’hommes et de femmes pour qui la photographie n’est pas juste une image.
Sensible aux affaires du monde et particulièrement à la place de l’homme, Christophe Caudroy (promotion 2004) prend le pouls de la vie ordinaire dans Jérusalem.
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- Jérusalem
- photographie de Christophe Caudroy
C’est sur un autre versant, celui de la mort de son père, que Liza Nguyen (promo 2003) documente les bâtiments où il a vécu, s’est fait soigner, élève les objets du quotidien au rang d’icônes et tire le portrait de ceux qui lui furent familiers.
Renan Astier (promo 2006) s’embarque pour le reportage, mais bifurque. C’est à la chambre qu’il saisit les stratégies de combats du " free fight " dans un arrêt sur image.
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- Free fight
- photographie de Renan Astier
Jonathan Barbot (promo 2006) aborde une carrière de pierre désaffectée, il l’érige en haut lieu d’investigations plastiques, en produit l’épure flagrante et retenue de son identité.
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- Carrière
- photographie de Jonathan Barbot
Romain Mathieu (promo 2007) appréhende le concept d’identité avec l’élégance et le tact d’un jeune homme pressé qui seul s’arrête pour rencontrer les immigrés du foyer jouxtant l’École. Ses photographies de " passants " aux formes évanescentes ont la présence et l’aura d’hommes debout, fragiles, enracinés dans le silencieux désir d’être.
Avec Mythologies, Arnaud Delrue (promo 2005) confronte son visage au déploiement d’archétypes de la beauté que génère le papier glacé des magazines. Autre approche, autre questionnement. Au-delà des normes, du travestissement et de l’artifice, la notion de genre est déstabilisée, l’identité reconsidérée.
Le dispositif expérimental de Bogdan Sarbu (promo 2007), fondé sur l’illusion optique, interroge l’appréhension culturelle de la perspective. Les images produites décentrent les codes et ouvrent la voie aux digressions fantasmatiques du spectateur. »