Retour sur le NAB 2025
Par Steeven Petitteville, AFCL’occasion de croiser certains de nos membres associés, comme TRM, et une petite délégation française, ainsi que des nouveaux entrants comme Atlas Lens Co. (qui ne cesse faire l’éloge de notre Micro Salon), et les plus habituels tels que Canon, Sony, RED, Arri…
Côte caméra, les capteurs "moyen format" commencent à fleurir. Chez Blackmagic avec une camera à capteur 65 mm, Fuji avec un prototype de l’Eterna (future caméra à capteur moyen format hérité de celui du GFX).


Sony présentait son Rialto Mini (le capteur de la Venice 2 déporté et de taille réduite à son maximum) ; RED, un module pour transformer les raptors en caméra de plateau et les nouvelles montures Nikon Z ; Arri, l’Alexa 35 Base (hors licences, ralenti, etc.).

En optiques, le Raptor d’IBE (périscope articulé en tout sens), un 35 mm de la série Coral Anamorphic (Second Reef), et un 24 mm Atlas de la série Mercury.


Côté lumière, les projecteurs LED deviennent plus puissants et plus directionnels (Aputure Storm XT 52, Nanlux Evoque 5000) avec des lyres électriques mais rien de révolutionnaire.
Beaucoup de solutions de studio virtuel (mur de LEDs) étaient présentées.
À noter dans ce domaine chez Kino Flo les "projecteurs" Mimik qui diffusent un flux vidéo utilisé comme projecteur pour lesdits plateaux virtuels. Le système est modulable comme les dalles de LEDs mais d’une résolution plus basse et pensé pour être monté sur pied, trilights, etc.


Une petite tête stabilisée 3 axes très compacte (et utilisable comme gimbal) la Torq Head à venir chez Nodo (connu pour leurs manivelles sans fil).
Et un coup de cœur sur un plugin d’émulation de pellicule InviziGrain qui génère un grain très réaliste (utilisé par Philippe Le Sourd, AFC, ASC, sur Priscila entre autres), les différents grains sont extrêmement documentés et recréés par Brendan Bellomo. Le système permet de voir le grain en direct au retour (via DaVinci Resolve Live ou FilmLight Baselight) et de l’appliquer ensuite aux rushes, etc. Le fait qu il soit compatible Resolve et Baselight permet de faciliter son usage indépendamment de la plate-forme d’étalonnage.

J’ai aussi suivi une conférence sur l’IA organisée par l’ASC (sur les conseils de Jean-Marie Dreujou que je remercie). Elle passait en revue les différents outils que nous sommes amenés à utiliser si l’on cherche à créer des images,

La position notamment de Michael Goi, ASC, ISC, sur le sujet était très intéressante. En substance utiliser l’intelligence artificielle peut être fort utile notamment en préparation ou pour projeter ses idées de lumière et de cadre dans les décors. Mais cela ne remplace en rien les idées.
Un nouvel outil à apprendre, comprendre et maîtriser comme l’ont été avant cela les logiciels de graphisme, de retouche photo ou d’étalonnage numérique.
Voir en ligne : NAB